La fabrication d’un Santon

La fabrication du véritable santon n’a pas évoluée depuis Lagnel.
Créer un sujet, n’est pas qu’un travail technique, il y a aussi un coté artistique, mais surtout un aspect émotionnel.
Même avec l’habitude et la rapidité d’exécution des différentes tâches manuelles, le santonnier met de ses sentiments dans ce petit être…
Marcel Provence disait : « Fabriquer un santon, c’est jouer à Dieu le père, et, comme lui tirer de l’argile un homme ».

L’argile

Pourquoi l’argile s’est peu à peu imposée comme la matière traditionnelle du santon en Provence ?

Pain d'argile de Moustiers

Pain d’argile de Moustiers

Par la présence de gisement de cette matière dans Marseille et dans celle d’Aubagne.

Les gisements d’argile étaient situés à Marseille même, avec la fabrique de tuiles (à la place du Grand Littoral et ont fonctionnaient jusque dans les années cinquante).

La présence de nombreux potiers, à Aubagne, proche de la cité phocéenne, aide à choisir cette matière comme celle du santon, excluant au fur et à mesure, verre filé, mie de pain ou faïence.

L’argile crue séchée peut être peinte et tient relativement.

Elle est rouge, comme à Aubagne, soit grise, comme à Moustiers 

Il ne faut pas oublier la malléabilité de la matière, qui permet au santonnier de retoucher plusieurs fois le sujet avant qu’il ne sèche.

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