Le XIXème marque l’essor de l’art Santonnier

Les santons de Provence

Les santons de Provence

Le santon est alors différent de celui d’aujourd’hui : il s’appelle un détaché.

Il est entièrement en argile et sort en plusieurs pièces d’un moule en plâtre à deux pièces. Les bras, accessoires sont moulés à part. Les vêtements posés sur les corps sont faits à la main : veste, nœud de chemise, tissus reproduits.

Ce sont des santons entre onze et dix-sept centimètres (plus grands, ils ne tiennent pas sans cuisson) et sont soutenus à l’intérieur par des tiges de fer.

Il y a plusieurs tailles.

Ils sont en terre séchées, se cassent facilement, donc on les change souvent, c’est une production qui n’est pas chère à la vente et se vend bien. Peu nous sont parvenus car très fragiles.

Ils sont entièrement peints et les accessoires vernis.

C’est une époque de croissance de ce métier. C’est-à-dire, qu’il s’en fabrique beaucoup et nous verrons plus loin, que ces figuristes étaient très nombreux au cours de ce siècle.

C’est à cette époque, que se figent les costumes, et que se multiplient les personnages.

En parallèle avec les pastorales, c’est au cours du XIX, que naissent les bergers, la F à l’ail, le boulanger, le pêcheur, la poissonnière…

C’est la période la plus créative, tous les ans de nouveaux personnages, viennent agrandir cette crèche provençale.

Ce sont ces santonniers et leurs clients qui créent ce mouvement d’appropriation de la crèche et donc le santon provençal. Est- ce que l’offre précède la demande ou l’inverse ?

Le XIX c’est la créativité artistique et la pérennisation de ce phénomène : la naissance du santon.

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