![]() La crèche dans les églises Deuxième partie L'argile Troisième partie Un métier d'artisan
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Par la présence de gisement de cette matière dans Marseille et dans celle d’Aubagne. Les gisements d’argile étaient situés à Marseille même, avec la fabrique de tuiles (à la place du Grand Littoral et ont fonctionnaient jusque dans les années cinquante). La présence de nombreux potiers, à Aubagne, proche de la cité phocéenne, aide à choisir cette matière comme celle du santon, excluant au fur et à mesure, verre filé, mie de pain ou faïence. L’argile crue séchée peut être peinte et tient relativement. Elle est rouge, comme à Aubagne, soit grise, comme à Moustiers.
Il ne faut pas oublier la malléabilité de la matière, qui permet au santonnier de retoucher plusieurs fois le sujet avant qu’il ne sèche.
Un vrai santonnier crée ses propres modèles et ses propres moules. Aujourd’hui, certains achètent des moules et les utilisent. Un modèle, c’est la création du santonnier à partir du morceau d’argile (d’où l’importance du matériau pour cette étape). On travaille avec des outils qui sont des ébauchoirs, et les doigts. Travail artistique et technique, où le santonnier donne un style, un caractère et une âme au personnage. Il doit avoir une idée très précise du résultat qu’il souhaite, prévoir l’effet que rendra la peinture, pour décider des reliefs et des plis des vêtements que donnent l’argile. Il laisse reposer quelques heures et finalise le modèle quand l’argile à durcit. On met alors des tiges de fer pour que le modèle ne bouge pas, il doit être parfait. C’est lui qui sera à l’origine de centaine de santons. Ce temps de création est en général assez rapide pour les vrais santonniers qui savent « travailler la terre ». Il faut aussi noter le respect des proportions qui montre en un coup d’œil la qualité ou non d’un santonnier ! L’étape la plus complexe et la plus longue est la création du moule. Pour ce faire, le modèle crée est sacrifié dans cette étape. |
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Il est en plâtre comme nous l’avons déjà vu, en 2 parties. Il existe différentes sortes de moule. Mais celui demande une manière de mouler très spécifique, comme nous allons le voir.
Il y a d’abord le moule mère qui est issu du modèle lui-même. Il ne sert que pour refaire d’autres moules, pour ne pas que les traits du modèle s’abîme par l’usure. Du moule mère on tire d’autres moules pour travailler et mouler des santons. Le coulage du moule est très compliqué et des techniques modernes ont permis de l’améliorer. Des dosages différents permettent de l’utiliser plus de fois, mais ce sont des secrets transmis en famille. Dans un cadre en bois ou en fer, on enterre le modèle dans de l’argile jusqu’à la moitié de son épaisseur. Le cadre définit la forme du moule et retient le plâtre qui va être coulé. On badigeonne le côté restant du modèle d’eau savonneuse ou d’huile et on verse le plâtre afin de faire la première partie dudit moule.
Il ne doit pas y avoir de bulles d’air dans le plâtre pour la solidité de ce dernier. On fait des encoches pour faire se rejoindre exactement les deux parties du moule. Après le temps de séchage nécessaire, on démoule le modèle, et on fait la 2 partie selon le même procédé.
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La technique du moulage est simple mais requiert de la force et de la précision. On met un boudin d’argile dans le creux du santon et on presse. Il en faut ni trop, ni trop peu, appuyer très fort, en une fois, pour que le moule donne son empreinte à l’argile d’un seul bloc, pour donner l’aspect régulier des traits, mais aussi pour la rigidité du santon (il ne doit pas avoir de trou dans l’argile).
L’argile blanche ou grise et la rouge ne sont pas utilisée pour les mêmes modèles, car plus ou moins facile à travailler.
On laisse sécher les sujets à l’air libre jusqu’à disparition totale de toutes traces d’eau, pour ne pas qu’ils éclatent à la cuisson.
On les fait cuire à plus de 1020 °.
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Détachés ou peints : Au début, la peinture était en poudre et on la mélangeait avec de l’eau. Les santons sont peints avec de la peinture à l’eau. Elle est plus difficile à passer, et les moins bons santonniers utilisent d’autres peintures plus couvrantes mais moins belles. Les accessoires sont vernis pour les faire ressortir. Le socle est toujours peint en vert pour reprendre la couleur de la mousse que l’on met dans la crèche. Il faut respecter les couleurs et les costumes de l’époque. On commence par la chair du visage et des mains et par le blanc, jupon et chemise. Puis les vêtements, où le chois des couleurs faits le succès d’un modèle. Enfin les accessoires et le socle en vert, puis le vernis.
Les santons habillés : Seul le visage est peint. La technique est plus pointue sur les yeux. L’ancienne technique consiste à mettre de la poudre sur les joues : du talc coloré mais c’est de plus en plus de la peinture qui est mise. La tète est vernie pour faire tenir la peinture et donner un effet naturel. Ce sont les femmes qui s’occupent en général de cette étape, mais beaucoup d’hommes sont d’excellents décorateurs. Il faut savoir associer les couleurs entre elles.
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Le santon habillé est composé de la tête buste, des mains et des pieds socle qu’il faut monter ensemble.
A l’aide de tige de fer avec de la mousse autour on assemble avec ces bras et jambes qui peuvent s’articuler. Ils sont toisés pour être tous de la même hauteur.
L’habillage est l’étape la plus importante car c’est la spécificité de ce santon.
Le choix des matières, des couleurs et des motifs sont primordiaux et reflète le bon goût du santonnier. En général Ce sont les femmes qui s’occupent de ce travail.
Les détails, coiffes en dentelles, bijoux, boutons, et les habits des rois sont les caractéristiques de la créativité de chaque santonnier, son imaginaire et ses recherches sur les costumes.
Les habits sont cousus dans les bonnes proportions et tiennent comptent de l’effet désiré sur le santon. Un habit d’un santonnier ne va pas sur le santon d’un autre même s’ils ont la même taille !
Après avoir vu ensemble, ce qu’est un santon d’hier et aujourd’hui, les techniques de fabrication, maintenant que nous connaissons les gestes quotidiens du santonnier, il faut s’intéresser à cet homme ou cette femme.
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